Nous voici à Bangkok « city of life » avec sa vie trépidante, ses tuk-tuk et ses impressionnants temples en or bouddhistes. La cuisine Thaï est excellente (mais pimentée) alors pourquoi aller manger des sushi réalisés pas un chef Japonais ? Et bien, justement, pour échapper à cette ville tentaculaire, grouillante et bruyante ! Sushi Ichizu 鮨いちづ est très classique : un comptoir avec un chef et des ingrédients uniquement Japonais. C’est un avantage mais aussi un défaut, je vous expliquerai pourquoi. Le chef Riku Toda a fait ses classes chez le célèbre Hachiro Mizutani, trois étoiles au Guide Michelin, lui-même formé par le « demi-dieu » Ono Jiro. En premier sushi, vous aurez le droit à du Aori Ika アオリイカ, une des cent espèces de seiche présente dans l’archipel et originaire de Kyushu. Cher, sucré, un peu caoutchouteuse, ce céphalopode est servi avec quelques gouttes de sudachi, un cousin du célèbre yuzu, et du sel marin. Vous aurez le droit à du Tairagai タイラギ, une espèce de moule géante, de la préfecture d’Aichi ; du Kawahagi 本皮剥, un poisson avec une corne jeté autrefois par les pêcheurs Japonais et servi avec son propre foie ; ou bien encore des oursins Uni ウニウニ d’Hokkaido, de l’anguille Anago 穴子 de Miyaki et ou de la perche de mer rosée Akamutsu アカムツ de Nagasaki. Je n’ai rien à dire sur le choix des poissons qui était tous délicieux mais ce n’est ni écologique ni original. Je suis certain qu’en Thaïlande, il y a de nombreux pêcheurs prêt à coopérer et des poissons originaux à déguster !








