L’Abysse est un peu comme un serpent de mer à mes yeux : détesté par certains, adulés par d’autres, je me devais d’y aller pour me forger mon propre avis. Et j’ai été déçu. Le chef Yasunari Okazaki st au top, ce n’est pas le problème. C’est cette structure autour de lui qui le gâche. C’est vaniteux, bancal et faux. C’est comme mettre un moteur de Ferrari dans une deux chevaux, à quoi ça sert ? Autant j’ai adoré Prunier de Yannick Aléno, autant ce restaurant m’a laissé de marbre. Les entrées et les desserts sont « dégueulasses » et je pèse mes mots : une glace aux champignons de Paris, le takoyaki avec son bouillon ou ce poisson mariné au saké. Les sushi de bar et de sériole sont très bons, les gunkan d’œufs de brochets et d’oursin délicieux, le chirashi top. Mais il est gâché par la serveuse qui vient vous le bouillir, pour soit-disant apporter une « nouveauté »… Tout est comme ça. J’ai l’impression qu’il faut en mettre plein la vue avec ce « tempura » de feuille de shiso à la neige carbonique : il faut impressionner le chaland. En fait je demande quel a été l’intérêt de mettre un chef Japonais au milieu de cette foire d’empoigne !




